• Exemple : environnement, ecole, tri, eglise, ...

Commune de Pietracorbara

Présentation

Pietracorbara compte 662 habitants permanents (2017). Trente-quatre élèves étaient inscrits à l’école (rentrée 2016). La commune s’étend sur 2615 hectares (26,2 km²). Elle possède une façade maritime de cinq kilomètres. Son territoire s’élève sur huit kilomètres à vol d'oiseau, de sa plage de sable fin jusqu’à la ligne des crêtes dominée par le Monte Alticcione (1139 m). Pietracorbara est composée d’une plaine à l’habitat dispersé et de sept hameaux à l’habitat groupé.

L’histoire de Pietracorbara se fond dans celle du Cap Corse. Durant dix siècles celui-ci vit au rythme des incursions, des saccages, des destructions de villages. Les Grecs, les Romains, les Maures, les Sarrasins et les Turcs débarquent, s’installent puis repartent. Ils sont le flux et le reflux de colonisations temporaires.

A partir de 1100 et jusqu’en 1625, la vallée appartient à des seigneurs féodaux. Les Avogari di Gentilli sont les premiers maîtres des lieux. Ils gouvernent pendant deux siècles. Ils sont ensuite remplacés par des seigneurs de Pise puis les seigneurs de Brando, Nonza et Canari.

En 1625, Pietracorbara dépend directement de la République de Gênes. En 1757, Pascal Paoli – l’homme de l’indépendance de la Corse – en prend le contrôle. Une décennie plus tard, l’île devient propriété de Louis XV, roi de France.

Un « Plan Terrier » est lancé. Il consiste à réaliser une étude de chaque communauté villageoise pour en connaître les richesses et les potentialités. En 1771 les ingénieurs du Plan Terrier dressent la « photo » du village. La communauté compte 658 habitants, 108 hectares de vignes, 22 d’oliviers, 10 de châtaigniers. Au total, 270 hectares sont cultivés sur les 2600 que compte la commune. Les animaux aussi sont dénombrés : 482 chèvres, 288 brebis, 132 cochons, 26 vaches, 21 chevaux, 81 ânes et… 40 poules(!)

C’est au XIXe siècle que Pietracorbara connaît son maximum démographique et économique. En 1802, on dénombre 730 actifs. En 1891 le village est proche des 1000 habitants. La guerre de 14-18 et l’émigration aux Amériques vont casser cette progression. En 1936, la commune ne compte plus que 418 habitants. En 1960 ils sont à peine 210. En 1975, la courbe remonte : 248 ; en 1990 : 365, puis 437 habitants en 1999.

En 2010, pour la première fois de son histoire, Pietracorbara a autant d'habitants en plaine que dans les hameaux traditionnels du haut de la vallée. L'habitat du bas s'est très largement développé (un lotissement de 23 villas a vu le jour en 2008 et le nombre de villas individuelles a été multiplié par dix en sept ans). Le mitage de l'espace en plaine n'a pas empêché de jeunes agriculteurs de remettre en exploitation de vastes surfaces (fourrage, oliviers) bien exposées.

Si la commune de Pietracorbara progresse démographiquement, c’est qu’elle remplit aussi la fonction de banlieue verte de Bastia (22 km de trajet). Enfin, la commune profite d’un développement touristique soutenu et bien canalisé par des structures d’accueil diversifiées (camping, hôtels, gîtes). La belle plage de sable fin (la première du Cap Corse au nord de Bastia) attire de très nombreux estivants qui goûtent aussi à l’authenticité des hameaux et découvrent un patrimoine bâti (ponts, fontaines, moulins, fours à pain, etc.) particulièrement bien restauré. L’ensemble est valorisé par des associations locales qui proposent des promenades thématiques (à pied et à cheval) ainsi que la découverte des chapelles baroques de la commune.

360°

Diaporama

Vivre

MAIRIE: HEURES D'OUVERTURE


Depuis le 1er septembre 2016 et jusqu'au 30 juin 2017, vous êtes accueilli par Dominique Giuntoli et, en son absence, par Marguerite Albertini aux horaires suivants : lundi, mardi et jeudi de 8h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h30. Le vendredi les horaires sont : 8h30 à 12h00 et 14h00 à 16h30. Une permanence téléphonique est assurée le mercredi de 8h30 à 12h00. Dominique et Marguerite vous aident dans toutes vos démarches concernant l'état civil (extraits d'actes de naissance, mariage, décès, reconnaissance de paternité, etc.), la réalisation de votre carte nationale d'identité (mais pas le passeport qui est délivré à Bastia).

Vous pouvez aussi consulter le cadastre (relevés de propriété, plans cadastraux), engager une action dans le domaine de l'urbanisme (permis de construire, déclaration préalable de travaux, etc.) Le secrétariat de la mairie est compétent pour enregistrer les noms dans le cadre du recensement militaire des jeunes de plus de 16 ans, filles et garçons, candidats aux journées d'appel. Il enregistre les demandes des nouveaux électeurs sur les listes électorales. Le secrétariat de la mairie assure aussi l'accueil des étrangers (attestations d'accueil). Enfin, Dominique et Marguerite gèrent le planning des rendez-vous du maire et des adjoints.

Vous pouvez joindre le secrétariat de la mairie au 04 95 35 20 59, par fax (04 95 35 28 31) ou par mail  

mairie.pietracorbara@wanadoo.fr

http://www.pietracorbara.fr

Ecole communale : 34 éléves en 2016-2017

Trente-quatre élèves, 23 en toute petite section, petite section, moyenne section, grande section et cours préparatoire et 11 élèves en CE1, CE2, CM1 et CM2. Tels sont les effectifs de l'école de la commune cette rentrée 2016. Amina Durand, la directrice s'occupe des 23 élèves, de la toute petite section au CP. Alexandra Vivoni, dont c'est la première année à Pietracorbara, encadre 11 élèves en élémentaire (CE1, CE2, CM1 et CM2). Les horaires sont les suivants : lundi :8h20-11h30/ 13h20-16h30 ; mardi et jeudi : 8h20-11h30/ 13h20-16h00 ; mercredi et vendredi : 8h30-12h. Le temps d'activités périscolaires est intégré le vendredi de 13h30 à 16h30 (3h). Il est animé par Amina Durand et Alexandra Vivoni. La garderie ouvre ses portes à partir de 7h30. Le soir les parents sont invités à venir rechercher leurs enfants avant 18h00, heure de fermeture. L'équipe pédagogique et d'assitance est composée de cinq personnes : Amina Durand (directrice), Alexandra Vivoni (institutrice), Marguerite Albertini (aide maternelle, agent administratif détaché), Carole Albertini et Elisabteh Galletti (accueil des enfants à la cantine, garderie et entretien des locaux scolaires).

   

la garderie

Elle est ouverte du lundi au vendredi, de 7h30 à 8h20 et de 16h00/16h30(suivant les jours) à 18h00. Votre enfant y est accueilli par une équipe compétente et dévouée.

 

 LA CANTINE DE L'ECOLE

Chaque jour, du lundi au vendredi inclus (sauf mercredi), la cantine de l'école propose un menu établi en collaboration avec une diététicienne agréée. Le repas (préparé par Corse Centrale de Restauration ex. Coredis/Bonappitittu) est pris dans l'enceinte du groupe scolaire dans un espace restauration spécialement aménagé pour les enfants. Le prix du repas est de 5,14 € TTC. C'est vous qui décidez du nombre de repas que votre enfant va prendre, par semaine, à la cantine. Il faut l'inscrire trois jours à l'avance (72 h) en informant Marguerite Albertini. Pour connaître le menu de la semaine en cours ou de la semaine suivante, cliquez dessus:

Du lundi 4 septembre 2017 au vendredi 29 septembre 2017

Du lundi 29 mai 2017 au vendredi 30 juin 2017


Carole Albertini et Elisabeth Albertini-Galletti

        

Liste des campings

La pietra

Marine de Pietracorbara
Tél : 04 95 35 27 49
Fax : 04 95 35 27 49
Mail : contact@la-pietra.com
Site : www.la-pietra.com
Ouvert : 20 Mars - 12 Novembre
  
Capacité d'accueil : 126 emplacements

Camping à la ferme

Lieu dit Brushietta
Tél : 04 95 35 25 98 // 06 10 05 97 00
Fax : 04 95 35 25 98
Mail : leoni.joseph20@gmail.com
Site : www.ulicetu.com
Ouvert : Du 1er avril au 31 octobre
Les deux numéros de téléphone ne sont pas attribués.

Liste des meublés et chambres d'hôtes

Marie-France Briesch

e case fiamone lieu dit campelle
Tél : 04 95 35 21 02 - 06 20 43 28 89 - 06 18 11 19 26
Mail : briesch.b@wanadoo.fr
Site : www.ecasefiamone.com
Capacité : 6 à 8 personnes
Ouvert : toute l'année
Type d'hébergement : Gîte
0-3villa récente avec piscine et spa au calme dans un vaste parc de chênes lièges située à 1 km de la plage (de sable), terrain de boules privé, jeux pour enfants.

Jean-Philippe Salge

Pietracorbara
Tél : 06 14 60 50 97
Mail : jp.salge@orange.Fr
Ouvert : 26 mai - 21 septembre
Type d'hébergement : Gîte

Distillerie Agricole Pietracorbara

Fabien Barone
Tél : 04 95 55 66 98 - 06 17 01 69 72
Mail : pietracorbara@orange.fr
Site : facebook : distillerie pietracorbara
Capacité : 4 personnes
Ouvert : Avril à Octobre
Type d'hébergement : Chambre d'hôtes
clevacancesnuitée ou court séjour

Maurice Somma

Pietracorbara
Tél : 04 95 10 54 31
Mail : sommajojo@hotmail.fr
Capacité : 6 personnes
Type d'hébergement : Gîte
1-3

Les Chambres de la Distillerie, Fabien Barone

Lieu di Murticcia
Tél : 04 95 55 66 98 - 06 17 01 69 72
Mail : pietracorbara@orange.fr
Site : facebook : distillerie pietracorbara
Capacité : 13 personnes
Ouvert : Avril à octobre
Type d'hébergement : Chambre d'hôtes
clevacances nuitée ou court séjour

Jean-Claude Dussert

Hameau de Lapedina 20233 Pietracorbara
Tél : 04 95 35 24 77
Mail : jeanclaude.dussert@sfr.fr
Site : clevacances
Capacité : 5 personnes
Ouvert : Toutes l'année
Tarif: Juillet-Aout:350€
Juin-Septembre 300€
Octobre a Mai 270€
Type d'hébergement : Gîte
0-2Gite sur 2 niveaux pour 2/3 personnes sur 500m2
Calme,7km de la mer
RdC petite cuisine,salle d'eau
Etage 1 chambre avec 2 lits (un 140 et un autre90)

Marie-Thèrèse Signorini

Pietracorbara
Tél : 04 95 10 54 31 // 04 95 35 25 66 // 06 19 90 70 84
Capacité : 12 personnes
Type d'hébergement : Gîte
1-2

Jean Mistrali

Pietracorbara
Tél : 04 95 35 22 29
Capacité : 6 personnes
Type d'hébergement : Gîte
clevacances  

Dominique Damiani

Tél : 04 95 35 24 83
Capacité : 5 personnes
Type d'hébergement : Gîte
Meublés de Tourisme  

Jean-Claude Dussert

Hameau de Lapedina 20233 Pietracorbara
Tél : 04 95 35 24 77
Mail : jeanclaude.dussert@sfr.fr
Site : Gites de France
Capacité : 2 personnes
Ouvert : Toute l'Année
Type d'hébergement : Gîte
1-270m2 sur 1000m2 de terrain,calme,2 chambres
1 avec un lit 140 et une autre avec 3 lits en 90 dont
2 superposés.Lv,MaL,Micro onde,television
A 7 km de la mer.Maxi 5 personnes.

Marie-France Briesch

E case fiamone lieu dit campelle
Tél : 04 95 35 21 02 // 06 20 43 28 89 // 06 18 11 19 26
Mail : briesch.b@orange.fr
Site : www.ecasefiamone.com
Capacité : 25 personnes
Ouvert : Toute l'année
Type d'hébergement : Gîte
clevacances  
villa avec piscine et spa récente de type F3 de plain-pied située à 1km de la plage(sable) au calme.

Liste des hôtels et hôtels-restaurants

Macchia e mare

20233 Marine de Pietracorbara
Tél : 04 95 35 21 36
Fax : 04 95 36 76 25
Mail : macchia2b@orange.fr
Site : www.macchia-e-mare.com
  

Au rendez-vous de l'été

20233 Marine de Pietracorbara
Tél : 04 95 35 23 32
Fax : 04 95 35 22 43
Mail : jc.galletti@orange.fr
Site : www.hotel-restaurant-cap-corse.fr
Ouvert : 15 mai - 15 octobre
  

Les chasseurs

20233 Marine de Pietracorbara
Tél : 04 95 35 21 54
Fax : 04 95 35 28 56
Mail : leschasseurs@yahoo.fr
Site : www.hotel-les-chasseurs.com
Ouvert : Toute l'année
  

Liste des restaurants

U castellare

Plage
Ouvert : Du 1er mai au 15 septembre

U sant'Antone

Marine
Tél : 04 95 35 23 06
Ouvert : Du 15 avril au 30 septembre

La Vela

Plage
Tél : 04 95 35 24 61
Mail : monte.stello@gmail.com
Ouvert : Mi avril - fin septembre
Capacité d'accueil : 170

Les chênes

Hameau d'Oreta
Tél : 04 95 35 25 67
Ouvert : Du 1er juin au 30 septembre tous les jours et du 1er octobre au 31 mai le week-end

U franghiu

Erbalunga
Tél : 04 95 33 93 23
Mail : leila.colombani@gmail.com
Site : page Facebook
Ouvert : Début juin - mi septembre
Capacité d'accueil : 34

Liste des producteurs

Miel

Bernard Guillerm
Tél : 04 95 35 25 10
Mail : guillermbernard@wanadoo.fr

Gérard Laurenti-Gherardi

Tél : 04 95 44 07 52 / 06 86 51 61 84
Apiculteur

Farine de chataigne

Jean-Louis Gherardi
Tél : 04 95 35 22 47

Distillerie Agricole de Pietracorbara

Lieu dit A Murticcia
Tél : 04 95 34 39 29
Mail : pietracorbara@orange.fr
Site : facebook : distillerie pietracorbara
Ouvert : Du 1er mars au 30 novembre
Située sur un domaine agricole de 5 hectares composé d'un verger d'agrumes (citronniers, mandarinier, cedratier...) ainsi qu'un hectare d'oliviers
la distillerie, une batisse de 500m2 comprend un magasin de vente des produits, apéritifs, alcool, liqueurs et eaux de vie, le tout fabriqué sur place.

Une dégustation gratuite des boissons est proposée.

Découvrir

>Les hameaux

>L'église

>Les chapelles

>Les ponts

>Les fontaines

>Les fours

>Les "palais" des Corses américains

>La plage en 1976 et en 2008

Pietracorbara : une plage, une plaine, des hameaux, la montagne.

Par sa plage de sable, sa vaste plaine partagée entre habitations, zones agricoles et zones naturelles, par ses hameaux typiques aux toits de lauzes, ses tours et ses ponts génois qui enjambent la rivière, ses fontaines restaurées, ses chemins entretenus qui irriguent un maquis dense et parfumé, la vallée de Pietracorbara (Petracurbara en langue corse) est l'une des plus authentiques et des mieux préservées du Cap Corse. Située sur la côte est, à dix-huit kilomètres de Bastia, elle couvre 26 km² et sa façade maritime, entre Sisco et Cagnano s'étend sur cinq kilomètres. Sa latitude est celle de Milan (42° 50’). Elle fait face aux îles de l’archipel toscan, notamment Caprai (au nord) et Elbe à l’est. Pietracorbara, vallée ouverte sur la mer est aussi adossée à la montagne. Son territoire communal s’élève de 0 à 1139 mètres (Monte Alticcione) en huit kilomètres à vol d’oiseau pour atteindre les crêtes du massif de la Serra, épine dorsale qui parcourt le Cap Corse du sud au nord.


Depuis 2010 la commune compte autant d’habitant en plaine que dans les sept hameaux qui la composent (648 habitants permanents en 2016). En plaine l’habitat occupe de larges zones ouvertes à l’urbanisation. Il existe aussi deux lotissements (Castellare au sud et Santuario au nord-est) qui regroupent des ensembles bâtis. Le quartier de Saint-Antoine (du nom du saint patron d’une chapelle) et celui situé au nord de la plage fixent aussi un habitat plus dense. Pour le reste, en plaine, de nombreuses villas, pour certaines agrémentées de piscines, ont poussé le long du CD 232 aux lieux-dits Campelle, Presa et Marina.
En été, on estime la population à 1900 habitants (entre le 1er juin et le 30 septembre) soit près de quatre fois la population permanente. Les estivants occupent maisons familiales, gîtes, hôtels (capacité : 30 chambres) et campings.
Passée la plaine, à une altitude supérieure à 100 m, s’étagent sept hameaux : Ponticello, Orneto, Oreta, Selmacce, Pietronacce, Cortina et Lapedina. Ils forment le cœur de la commune et méritent d’être visités. En voici une présentation reprise, pour l’essentiel, du livre « Une vallée sur la mer » avec l’autorisation de Dominique Antoni, son auteur.

Ponticello : porte de la vallée. retour

Le hameau tient son nom du vieux pont génois sous lequel coule I Fiumacci, l’un des bras de la rivière du village. Il ouvre sur tous les hameaux et accueille au printemps, les visiteurs avec des brassées d’hortensias qui semblent jaillir des jardins. Les Curbaresi qui montent ou qui descendent doivent passer le Ponticello ! « Ici c’est la douane » disait une habitante moqueuse, installée sur l’un des trottoirs qui surplombent la route. Autrefois on s’arrêtait au Ponticello. Il y avait une buvette et une épicerie qui ont fermé en février 1976. Le hameau comptait un cordonnier (entre 1905 et 1918) et un menuisier (jusqu’en 1942) spécialisé dans la fabrication de…cercueils. Les curés en charge de la paroisse de Pietracorbara logeaient dans une maison cossue à l’entrée du village et c’est là, en 1932, que le curé Auguste Giuntini, dépressif, s’est tranché la gorge.
C’est un hameau tout en longueur : deux rangées de maisons encadrent la route principale. L’ensemble ne manque pas d’harmonie et les jardins qui entourent les habitations sont encore pleins de ressources. On observera de beaux arbres dans le périmètre direct du hameau : un cèdre du Liban ainsi qu’un myrte de 30 ans et un araucaria dans le jardin qui se trouve en face de la route qui monte à l’Orneto. 

Orneto : le hameau aux deux tours.

C’est le hameau aux deux tours. Ces tours carrées du XVème et du XVIème siècles servaient pour la population de lieu de repli et de défense en cas d’attaque des Barbaresques. Aujourd’hui encore les maisons s’ordonnent, en essaim, autour de la tour centrale. Les toitures en lauzes traditionnelles, les bâtisses restaurées avec goût donnent à ce hameau une certaine homogénéité architecturale. L’Orneto possède encore toutes les caractéristiques d’un hameau cap corsin : une tour, une placette centrale (elle sert de parking), une chapelle (Sainte Catherine d’Alexandrie), des fours à pain : au moins quatre sont encore en état de marche sur les 17 recensés au début du XXème siècle et la « fête des fours » qui a lieu tous les ans depuis août 2006 se tient précisément dans ce hameau. Les fontaines se font plutôt rares mais celle de Funtanella a été remise en eau en 2007. Une imposante bâtisse rivalise, par son importance avec la tour génoise. Elle se dresse au-dessus de la placette et la domine de ses trois étages et de son toit à trois pentes.
Elle aurait été la demeure du général Lazarini, Gouverneur de l’île de Malte. Cette noble maison est devenue caserne dans la première moitié du XIXème siècle. Elle a abrité les « voltigeurs », des gendarmes corses spécialisés dans la lutte contre le banditisme. On a longtemps cru qu’elle contenait un trésor.
L’abbé Pierre Lhostis, dans ses « Bribes d’Histoire locale de 1100 à 1960 » indique que ce hameau « présentait neuf pressoir à huile, signe infaillible de récoltes abondantes d’olives ». A la fin du XIXème siècle il comptait aussi dix métiers à tisser. Le lin et la laine étaient les matières premières généralement utilisées. 
Plus près de nous (1987), une scène de « Nous deux », le film d’Henri Graziani avec Philippe Noiret et Monique Chaumette, a été tournée dans une maison du hameau.
Aujourd’hui l’Orneto compte une trentaine d’habitants en hiver. 

Oreta : le hameau aux riches heures

C’est le hameau-pivot entre le haut et le bas du village. Il possède encore un restaurant, l’école (35 enfants à la rentrée 2015), une garderie et la mairie. 
La tour carrée qui domine Oreta suprana est en ruines. Le hameau en impose, avec deux belles maisons de maîtres (I palazzi d’Americani). L’une d’elles (Maison Perichi) avait un système d’arrivée d’eau entièrement autonome. L’eau d’une source était captée et stockée dans un bassin directement relié à la bâtisse afin de l’alimenter par gravitation. Une chapelle dédiée à Saint Antoine l’Ermite, avec sa porte orientée vers l’Est et, sur son fronton, le triangle trinitaire (Père, Fils et Saint Esprit) est située en contre bas d’Oreta suprana. Le hameau compte une grande diversité de maisons. Un ancien moulin à huile (fragnu) a été transformé en gîte rural tandis que le moulin à grains devenu mulinu vivu, au bord de la rivière, connaît, avec sa restauration, une nouvelle jeunesse.

Selmacce : le hameau en balcon.

C’est, par excellence, le hameau en balcon qui regarde la mer. Selmacce s’étire joyeusement sur son belvédère. Il fait bloc avec Petronacce qui grimpe presque jusqu’à Curtina. Les palmiers sont chez eux à Selmacce, dans les jardins des villas comme dans ceux d’anciennes propriétés. Tout est en pente dans ce quartier truffé d’escaliers qui montent et qui descendent. Certains s’étirent sous une voûte tandis que d’autres se faufilent entre les jardins ou quittent le hameau vers le nord, en direction de A Custera. L’arrivée de l’eau, en 1924, a changé bien des choses. On y a construit deux lavoirs aujourd’hui désaffectés. Plusieurs maisons de Selmacce ont été rénovées, notamment dans le but de les louer en été. La municipalité projette l’aménagement d’un parking à l’entrée du hameau afin de supprimer l’encombrement automobile au début de l’unique rue qui se termine sur la placette, côté sud.
La population du hameau compte de nombreux actifs qui vont travailler tous les jours à Bastia ainsi que de jeunes retraités qui ont choisi de quitter la ville pour s’installer définitivement au village. 

Pietronacce : son ancien moulin, sa fontaine

Hameau en balcon, il grimpe au-dessus de la route principale. La chapelle Saint Roch marque la « frontière » avec Selmacce, son hameau jumeau. Petronacce, avec un moulin à huile, quelques fours à pain et -plus original- un maréchal-ferrant jusqu’en 1938, a connu une belle activité. Elle s’est étiolée après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui le village est accueillant. A voir : la fontaine du hameau, restaurée en 1998. Elle représente un très bel ensemble de voûtes et de bassins. Vous la trouverez à une centaine de mètres des maisons, sur le chemin des jardins. Sur la route qui y conduit, observez la pierre d’un moulin joliment encastrée dans un mur de pierres sèches.

Cortina : authentique de haut en bas. 

 

C’est l’un des hameaux les plus authentiques et les plus attachants du village. 
« I Curtini » signifie «l’enceinte, la cour», il s’agit de l’origine du nom du hameau. Il est posé à flanc de montagne et fait face à l’île d’Elbe. Il est composé de deux parties bien distinctes: Curtina suprana (le haut) et Curtina suttana (le bas). On trouve, surtout dans le bas du hameau, de belles maisons de pierres et un jeu de voûtes bien conservé. Il est pourtant miné, aujourd’hui, par l’indivision (certaines maisons abandonnées sont en péril) et par quelques restaurations intempestives peu respectueuses du lieu. Mais la magie demeure : on imagine encore des familles de labeur, bergers ou paysans, à la vie simple et rude. Un maréchal ferrant officiait aussi au hameau dans la première moitié du siècle dernier ainsi qu’un menuisier jusque dans les années 70.
Preuves d’une activité économique non négligeable.
Curtina suprana possède encore un très beau four à pain ainsi qu’un fucone (âtre central) dans une maison ancienne. 
De Cortina partent des chemins de randonnées qui conduisent vers les crêtes. En quittant le hameau (direction sud-ouest) vous longez d’anciens chemins familiaux et, sous les chênes liège, vous pourrez découvrir d’anciennes aires à blé (aghje) qui ont mal résisté au temps et aux sangliers. Elles mériteraient d’être restaurées comme des monuments à la mémoire du labeur des anciens.
En 2010 un vaste chantier de restauration des espaces publics du hameau (placettes, escaliers) a été lancé par la municipalité avec le soutien de l’Office de l’Environnement de la Corse et du Conseil général de la Haute-Corse. La fin des travaux est prévue pour juin 2011.

Lapedina : berceau de la vallée.

C’est le hameau le plus haut perché (350 m d’altitude en moyenne) de la vallée et, avec Cortina. On parle souvent de Lapedina suprana comme du berceau du village. De là ont essaimé les familles qui se sont installées plus bas dans la vallée, à mesure que s’estompait la crainte des incursions barbaresques. Le hameau du haut compte encore quelques belles maisons mais aussi beaucoup de bâtisses en ruines, victimes de l’indivision. Lapedina est un hameau à visiter (attention toutefois aux chutes de pierres et aux passages dangereux) car il est l’exemple type d’un ensemble capcorsin traditionnel, avec d’admirables murs et voûtes en schiste vert, un four encore en état de marche, un lavoir et sa fontaine (remise en eau en avril 2007), des perrons de pierre, de beaux linteaux, une chapelle.
Lapedina a été, jusqu’à la fin du XIXè siècle, un hameau très peuplé. En 1878, par exemple, il comptait cent-quatre-vingt-dix habitants et une école, fréquentée par trente-neuf enfants. Si Lapedina suprana est le hameau « historique » par excellence, aujourd’hui c’est Lapedina suttana (le bas) qui concentre l’essentiel des habitants et connaît un développement mesuré. Une infirmière, un informaticien, une apicultrice y vivent toute l’année. Et, depuis 2006, un jeune agriculteur a remis en valeur la châtaigneraie du hameau et produit, sur place et en famille, de la farine de châtaignes.
Un palazzu d’Americanu (maison de maître construite par un Corbarais ayant vécu à Porto Rico) marque le cœur du hameau qui s’étire le long de la départementale 32.
De là, une piste rejoint, vers le nord, le haut de la vallée de Cagnano.
 

L’église St Clément, de siècle en siècle. retour

Il s’agit d’un ensemble formé par l’église, le bâtiment de l’ancienne confrérie Sainte Croix devenue, en 1978, la salle des fêtes communale et l’ancien presbytère actuellement loué. Le tout ne manque pas de charme, délimité sur une partie par un beau mur d’enceinte recouvert en pierres de Brando. En dessous de ce périmètre un nouveau cimetière est en cours d’aménagement.
L’église paroissiale est dédiée à Saint Clément (protecteur des bateliers et mariniers mais aussi des animaux comme les moutons et les tauraux). Baroque dans sa décoration, l’édifice offre plusieurs siècles d’histoire aux visiteurs attentifs. Il a été construit vers 1500 puis enrichi tout au long des siècles : le tabernacle en marbre date du XVIè siècle, les confessionnaux du XVIIIème, les tableaux sont du XVIIè, XVIIIè et XIXè siècle. Une de ces œuvres, aujourd’hui très dégradées, est signée par Giovan Battista Moro, peintre insulaire du XVIIIè. Sa représentation de « La Sainte famille » (1735) est, selon Michel-Edouard Nigaglioni, spécialiste de la peinture insulaire, « un chef d’œuvre de la peinture corse du XVIIIè sicle ». La toile se trouve dans la première chapelle, à droite en tournant le dos au chœur de l ‘église.
Les orgues ont été construites en 1845. Ils ont fonctionné jusqu’en 1955. Le clocher, quant à lui, date de 1890.

 

CHAPELLES: LIEUX DE CULTE, LIEUX DE MEMOIRE retour

  

  

 

Huit chapelles s’étagent de la Marine à Lapedina, dernier hameau niché à 380 m d’altitude : Saint-Antoine (Marine), Saint-Léonard (Marine), Sainte-Catherine (Orneto), Saint-Antoine (Oreta, transformée en bibliothèque), Saint-Roch (Pietronacce), Saint-Césaire (Cortina), Saint-Guillaume (Lapedina suttana, en ruine) et Saint Pancrace (Lapedina suprana) Ces lieux de culte, restaurés pour certains ou en projet de restauration, sont peu utilisés (on célèbre la messe une fois par an dans trois des huit chapelles) et il est difficile de les visiter en dehors du parcours proposé par l’association « Chemin de Lumière » ( http://www.chemindelumiere-capcorse.net )qui organise la visite de cinq d’entre elles présentées ici. Profitez donc de la visite guidée pour découvrir ces lieux modestes et beaux, fruits de la foi et du travail des hommes (et des femmes), familles d’artisans, de paysans, de marins, de commerçants ou de propriétaires terriens qui ont élevé puis entretenu, ces lieux de culte.

Saint-Léonard : boussole et symboles.

La chapelle dédiée à saint Léonard – San Leonardu- (Léonard de Port Maurice, franciscain originaire des environs de Gênes, débarque à Bastia en 1744) a été construite, vraisemblablement au XIXème siècle et restaurée en 2008. Elle est aujourd’hui posée au bord de la route départementale 232 à mi-chemin entre la plage et les hameaux mais elle est, en fait, au croisement de deux voies de circulation très passantes au XIXème siècle : le chemin partant des hameaux et conduisant à la marine de Pietracorbara et la route qui conduisait jusqu’à Croscianu, hameau de Sisco et, de là, à Bastia. La bâtisse est petite et harmonieuse dans ses proportions. Un auvent en ciment, patiné par le temps, allonge le bâtiment et lui donne un aspect accueillant avec ses bancs de pierre placés des deux côtés de la porte d’entrée.
Le parvis possède, en son centre, une mosaïque en galets roulés. Ils indiquent, notamment les quatre points cardinaux. La chapelle a une particularité : elle est orientée nord-sud (le célébrant regarde le nord). La pierre qui marque l’est -là le soleil se lève, et, pour les chrétiens, la Lumière du Christ et la direction de Jérusalem- a été ramenée de Terre Sainte, de Nazareth précisément. Dans l’axe de la croix centrale, au nord et au sud, deux petits galets ronds proviennent du Lac de Tibériade. Au centre de la mosaïque, écrit en galets blancs « Je suis le chemin » tiré de l’Evangile selon saint Jean : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (chapitre 14, verset 6).
Le nez de marche du parvis est en schiste vert-bleu de Barrettali. La pierre provient de la carrière de Teghja Fosca (ardoise foncée), aujourd’hui désaffectée, de Petricaghju, le hameau d’arrivée du Chemin de LumièreL’intérieur de la chapelle est sommaire. Un simple autel, deux niches latérales, une statue de saint Léonard : tout est ici sobriété, voire austérité, franciscaines. A noter le beau dallage en pierres de Brando avec la croix centrale qui, elle aussi, indique les quatre points cardinaux.

Sainte-Catherine : harmonie du hameau.

Sainte Catherine d’Alexandrie –Santa Catalina- a un sanctuaire à l’Ornetu. C’est une chapelle très ancienne : un document trouvé sur place fixe la date de la consécration du lieu à 1755. Dans la niche, à gauche de l’autel, se trouve une statue de la sainte destinée à être portée en procession. Il y a aussi une roue, allusion aux supplices qu’elle a subis. Le tableau au-dessus de l’autel, représente le mariage mystique de la sainte. On y voit l’enfant Jésus lui passer un anneau au doigt. Sainte Catherine (morte en 310 et que l’on fête le 25 novembre) porte une palme, attribut du martyre.
Le pavement de la chapelle est original. Il est composé de dalles d’ardoise de Gênes taillées en octogones et de cabochons de marbre blanc.
Sainte-Catherine, ouverte durant l’été, offre aux visiteurs, un havre de fraîcheur et permet le recueillement. Depuis juillet 2001 les animatrices de la chapelle proposent aux visiteurs de consigner leurs impressions sur un livre d’or. Ils viennent d’autres villages de l’île, du continent français mais aussi d’Allemagne, d’Italie, de Belgique, des Pays Bas, de la République tchèque, d’Angleterre, du Mexique, de Porto Rico. « Je découvre votre « pays », la Corse, depuis quelques jours et je vais d’étonnement en étonnement. Ce sont des instants de pur bonheur –très forts- de liberté qui monte à la tête et puis… de calme. J’ai l’impression que tous ces chemins que j’ai pris ces derniers jours me menaient en fait jusqu’ici, dans votre chapelle… » écrit Catherine, une bretonne
La chapelle se dresse près d’une tour génoise du XVème siècle, non loin d’une placette et d’une grande maison de maître avec un beau toit à trois pentes. Avec des fours à pain dont certains sont restaurés et une fontaine jaillissante située à l’entour du hameau, l’Ornetu possède tous les attributs d’un hameau capcorsin traditionnel.

Saint-Roch : beautés du baroque rural.

La chapelle Saint-Roch –Santi Roccu- ne passe pas inaperçue : située à Petronacce elle est aussi la pointe haute de Selmacce, au bout d’une belle volée d’escaliers sous voûte. Saint Roch trône à la croisée des chemins. Patron des bergers et des troupeaux, le saint est très populaire dans le bassin méditerranéen. Il existe par exemple, pour le célébrer, de petits pains ronds appelés « pains de Saint-Roch » qui sont bénis tous les 16 août lors de la fête paroissiale. Mais avant d’être dédiée à saint Roch, la chapelle avait un autre saint protecteur : saint Sébastien connu pour protéger la population des mauvaises fièvres et, en particulier de la malaria.
Austère à l’extérieur, la chapelle est, à l’intérieur, d’une surprenante beauté. C’est un petit bijou de style « baroque rural » avec ses murs travaillés au pochoir, sa voûte en coffrage de bois, sa grille de chœur joliment ouvragée, son autel modeste mais bien proportionné et décoré avec application. Un émouvant tableau, de facture un peu brute, montre un saint Roch flanqué de son fidèle chien à la tête minuscule. A ses côtés, un saint Sébastien bardé de flèches et inspiré de Botticelli.
L’édifice a été agrandi en 1885 : la population des hameaux est, à cette date, en forte augmentation et des dispositions sont prises pour construire un nouveau chœur qui laisserait plus d’espace aux fidèles dans la nef. L’ensemble ne manque pas de grâce. Il est d’une beauté rafraîchissante, d’un luxe populaire.

Saint-Césaire : romane et jumelle.

A Curtina, saint Césaire –San Cesario- évêque d’Arles qui vécut au VIè siècle, a donné son nom, à la plus ancienne des chapelles encore debout dans la vallée (1030). L’abbé Pierre Lhostis, qui s’est penché sur les différents édifices religieux de la commune dans ses « Bribes d’histoire locale, 1100 à 1960 », présente cette chapelle comme le pendant de Saint-Michel de Sisco, posée sur un lieu escarpé afin de se défendre des incursions sarrazines et barbaresques qui ont dévasté le Cap jusque dans la première moitié du XVIIIè siècle. Saint-Césaire est orientée d’ouest en est. Geneviève Moracchini-Mazel, dans son ouvrage sur « Les églises romanes de Corse » insiste sur la gémellité historique et architecturale entre ces deux bâtiments. « On voit, écrit-elle, que toutes les pierres longues et minces sont taillées comme celles de San Michele de Sisco mais qu’elles ont été replacées tant bien que mal dans une réfection totale du mur maçonné en « terra rossa ». La tradition orale rapporte que les deux sanctuaires dépendaient du curé de Sisco jusqu’au XVIIIème siècle.
Une pierre gravée, encore visible à droite de l’entrée principale indique la date du 26 mars 1472. Il ne s’agit pas de la date de la construction, mais de celle d’une plaque mortuaire que les maçons ont découverte dans une partie effondrée du bâtiment et qu’ils ont repositionnée sur le mur extérieur. L’intérieur de l’édifice, souvent remanié –l’abside primitive a, par exemple, disparu- a été totalement réaménagé au milieu du XIXème siècle et restauré selon les canons du style baroque. Quelques tableaux et ex-voto sont accrochés aux murs. Le bénitier à double vasque est une curiosité.
L’abbé Lhostis donne une indication précieuse : à la fin du XVIIIè siècle, 400 cierges étaient distribués (et vendus) aux paroissiens le 1er dimanche de Carême.
De Saint-Césaire, on aimera aussi le toit moussu qui fait face à l’horizon et le clocheton bien conservé à la hauteur de la trouée bleue, entre ciel et mer. Pour avoir cette vision de la chapelle, il faut grimper sur le talus situé derrière le bâtiment.

Saint-Pancrace : « miracle » avant l’ascension vers les sommets.

Tout en haut de Lapedina suprana se dresse, harmonieuse et fière, la chapelle de Saint- Pancrace – San Pancraziu- jeune martyr de l’Eglise primitive. Il s’agit d’un lieu de culte très ancien lui aussi orienté ouest-est. Les croyants du Cap s’y rendaient en pèlerinage. Le bâtiment a été rénové dans les règles de l’art par l’Associu curbarese, une association implantée à Lapedina. L’abbé Lhostis (encore lui !) raconte un « miracle » qui se serait déroulé à Saint-Pancrace et dont on peut encore voir la trace sous la forme d’une béquille accrochée au fond de la chapelle : elle appartiendrait au maître ébéniste Giovanni, artisan remarquable qui vécut au XIXè siècle. Il était paralysé des jambes et, un jour qu’il était à Saint Pancrace pour superviser la pause d’une niche en bois monumentale, les ouvriers, pressés de se restaurer, l’oublièrent. « Le menuisier, se voyant abandonné, raconte Lhostis, prit ses béquilles, se traîna jusqu’à la porte péniblement, puis se dressa sur ses jambes paralysées, se mit à marcher aisément et, fou de joie, il rejoignit sa maison après avoir jeté ses béquilles dont il ne se servait plus ». Cette belle histoire a marqué les esprits de plusieurs générations de Corbarais. Demeure l’une des béquilles, accrochée au mur en signe de témoignage. L’autre béquille a brûlé au cours d’un violent incendie (1990) qui a détruit l’intérieur de la petite sacristie de la chapelle et son meuble entièrement sculpté.
Plusieurs peintures décoratives au pochoir ou au trait sont encore visibles derrière l’autel. L’ensemble atteste d’une richesse certaine de la communauté des Lapedinacci . L’autel lui-même a des proportions généreuses par rapport à la taille de l’édifice. Une très belle monstrance dorée (dans laquelle on place l’hostie pour être adorée) témoigne de l’importance de ce sanctuaire.
Saint-Pancrace est l’un des lieux les plus typiques et certainement un point de vue remarquable sur l’ensemble de la vallée.

 

TROIS PONTS « GENOIS » SUR LA RIVIERE retour

Il suffit de passer les ponts… qui sont au nombre de trois et que l’on dit génois, c’est-à-dire construits entre la fin du XIIIème et le milieu du XVIIIème siècle, période durant laquelle la Corse appartenait à la république de Gênes, grand port de la Méditerranée et riche cité commerciale.
Le pont du Quercetu est situé dans la plaine. Construit en galets roulés il est le plus trapu des trois. Il domine les pâturages envahis, au printemps, par les asphodèles.
Le pont du Ponticellu « petit pont » permet de passer la rivière à la hauteur du hameau éponyme. Avec son audacieuse courbure, l’arche de pierres est ample et fine. Elle relie les deux rives encaissées. Architecturalement le plus réussi, ce pont jouxte la fontaine sous voûte qui a été restaurée en 2007. L’ensemble est très harmonieux. Ce lieu est le point de départ de nombreuses promenades. L’ancienne route – strada vechja - qui conduisait à la plaine, part de là.
Plus haut dans la vallée, à la hauteur du hameau de Selmacce, le troisième pont est celui du Guadubughju (le ruisseau sombre) situé près du point d’eau qui porte ce nom. C’est un des lieux les plus remarquables de la vallée.
Il se situe sur le chemin qui relie Pietracorbara à Sisco par la montagne.

 

PRECIEUSES FONTAINES retour

Les sources et les fontaines sont la richesse d’un village : elles étaient lieu de rencontre et de convivialité, elles sont aujourd’hui mises en valeur dans des circuits pédestre de découverte de la vallée.
Construites dans la seconde moitié du XIXèsiècle, elles ont été, pour les habitants, un immense progrès et un gain de temps important : elles ont rapproché l’eau des maisons avant que l’eau, un siècle plus tard, n’arrive directement dans les logis. C’en est alors fini des fontaines. Leur fonction principale disparaît. Subsiste encore, pendant une décennie, la tradition de l’eau fraîche pour le repas de midi ou du soir, cette eau que l’on va chercher sous la voûte et que l’on ramène dans une cruche, toujours la même, posée sur la table du repas familial. Cérémonial aimé des anciens -les grands-parents- qui commandent aux « petits » d’exécuter la « corvée » tandis que les parents préfèrent l’eau fraîche du réfrigérateur, symbole de modernité.

A Pietracorbara on compte cinq fontaines traditionnelles. Quatre ont été restaurées en 2007 par la municipalité et l’association Petra Viva, avec l’aide de l’Office de l’environnement de la Corse et grâce au programme européen Leader+.
Il existe aussi une « fontaine-source », celle du passatoghju (Lapedina),et plusieurs sources parmi lesquelles Chiuselinu, U Lucu, A Mente, U Pinu.
La qualité de l’eau de ces fontaines n’est pas régulièrement contrôlée par un organisme de référence. Sa potabilité n’est pas formellement assurée. Les corbarais la boivent sans façon Il est vrai qu’ils sont « mithridatisés » après tant de litres bus sous ces voûtes depuis leur petite enfance !

Fontaine di u Ponte : sous le pont coule la source…

Construite en1893, la fontaine du Ponticello forme, avec le pont génois qui fait angle avec elle, un ensemble typique et charmant. Après avoir été, pendant un quart de siècle, laissé à l’abandon, la fontaine a retrouvé vie grâce à sa restauration (2007). La fontaine connaît un débit important jusqu’à l’été. L’eau est évacuée directement dans la rivière qui coule en contre bas et se mêle à l’eau des Fiumacci. Sous le pont coule la source et les…souvenirs : c’est en 1938 qu’est installée la fontaine du hameau (près de la croix, à la montée de l’Orneto). L’eau courante dans les maisons arrive dans les années 50. Jusque dans les années 60, les habitants vont encore chercher l’eau fraîche (de source) pour les repas à la fontaine traditionnelle. Les femmes les plus âgées se souviennent des attentes sous la voûte, le temps que les cruches se remplissent. Elles échangeaient les dernières informations du village ou celles du vaste monde parcouru par leurs fils, leurs frères ou leurs neveux, ces marins capcorsins que le voyage appelle.

Funtanella : éloge de la convivialité

La « petite fontaine » possède une particularité : elle est située plein sud. Elle est, aussi, à mi-chemin des hameaux d’Orneto et d’Oreta suprana.
Elle a été aménagée dans la seconde moitié du XIXème siècle. Les dates 1877 ou 1878 sont visibles sur le mur du fond. Deux élégantes niches encadrent la niche centrale qui est, en fait, l’accès à la citerne de recueillement de la source. Un homme de petite taille y pénétrait une fois par an pour la nettoyer et supprimer les racines qui obstruaient le bon écoulement des eaux.
Sur la belle pierre (cipolin) des deux banquettes latérales (e spangette) des lettres ont été malhabilement gravées : DA à gauche, L-C, LD à droite. On raconte que les amoureux se retrouvaient là, sous la voûte, à l’abri des regards. Ils gravaient dans la pierre, côte à côte, l’unique lettre de leur prénom en guise de promesse.
Les voûtes sont bardées de traits, de traces, de graffitis. Au-dessus du pilier Est (à droite) il y a un petit carré constitué de 8 trous de côté. Il s’agit de la trace d’un instrument de tailleur de pierres (le marteau à boucharder). La taille des pierres principales se faisait à la carrière mais elles étaient ajustées sur place.
A gauche de la voûte, sur le mur aujourd’hui refait, une lauze arrondie servait de banc aux porteuses d’eau qui attendaient que le broccu –le broc- ou le stagnone –le seau- se remplissent. Les ustensiles se portaient généralement sur la tête ce qui donnait aux « transporteuses » un port de reine.
Un laurier sauce hirsute fait face à la fontaine. En face, sur la seconde colline, on remarque un rocher plat posé comme une excroissance sur la ligne souple du paysage. C’est une sorte de table que les anciens appelaient « a merendiccia », lieu sur lequel on pouvait déjeuner en plein air (on ne parlait pas encore de pique-nique !).
Cette fontaine est celle des habitants de l’Orneto qui venaient y chercher l’eau des repas et des tâches ménagères.
Il faut Imaginer, au dessus de la fontaine, un jardin fruitier, une vigne puis, comme aujourd’hui, des chênes liège qui bordaient le terrain. « Au-dessus de la fontaine raconte Françoise Antoni, mon arrière grand-père, François Bartolomei qui était marin et revenait au village pendant ses permissions, avait installé une table en pierre. Quand les habitants du village venaient prendre de l’eau, il les invitait à l’apéritif, anisette ou vin local pour les hommes, grenadine pour les femmes. Il reprenait ensuite ses activités de jardinage. »

Funtana Landi : modeste et riche à la fois

Elle se niche entre deux collines, près d’un ruisseau et deux hameaux : l’Oreta et l’Orneto.
C’est un lieu secret, presque sauvage. Un lieu riche en eau qui sourd de toutes parts des anfractuosités de la roche de la colline du Mulignascu. Et pourtant aujourd’hui, faute d’entretien, la fontaine construite sur une propriété privée, est presque tarie.
L’ensemble est modeste et richement doté à la fois. Modeste : un simple mur percé d’une niche avec une auge en pierre taillée pour recueillir l’eau. Riche : une tête de faune, gargouille de bronze, étonnante en ce lieu. Elle est l’œuvre du sculpteur Pierre Gilod, restaurée en 2007 par son fils, Fabrice.
Au-dessus de la tête, une date, 1961, tracée au doigt dans la chaux fraîche. Elle doit faire référence à la date d’aménagement de la fontaine quand celle-ci a été aménagée dans sa forme actuelle.

Funtana fresca : la fontaine des amoureux

La « fontaine fraîche » regarde l’Est, la mer, l’île d’Elbe. Avec sa belle voûte intérieure à quatre pans et son ancien abreuvoir taillé dans la pierre, c’est la fontaine la plus aboutie et son charme est certain.
« Je me souviens raconte Jo Bartolomei aujourd’hui disparu, que les vieux aimaient ce lieu pour sa fraîcheur, les soirs d’été. Il y avait, à gauche de la fontaine, un châtaignier énorme. On s’installait en dessous, assis sur une butte. Le mur actuel a été construit beaucoup plus tard. Le soir les hommes s’y retrouvaient entre eux et racontaient leurs aventures galantes dans les pays lointains et les ports traversés (nombreux avaient été marins) ou parlaient de la guerre, la Grande, celle de 14-18 » Plus tard, dans les années 50 les amoureux venaient, le soir, s’embrasser sous la voûte.
L’eau courante arrive dans les maisons en 1947 mais la fontaine n’est pas délaissée pour autant pour l’eau à boire.

Funtana di Lapedina : la politique est sous la voûte

Il n’existe pas de traces précises concernant la date de construction de la fontaine de Lapedina. « On peut toutefois penser, estime Félix Giuliani, habitant du hameau et ancien maire de Pietracorbara, qu’elle a été élevée entre 1875 et 1900. Le projet de construction a d’abord achoppé sur la localisation de la dite fontaine. Au départ elle devait se situer en contrebas de St Pancrace. Une sorte de plate forme est encore visible sur un rocher à droite en montant (à 20m de la chapelle). Mais ce projet était loin de faire l’unanimité. La municipalité de l’époque resitue le projet dans un autre lieu-dit déjà appelé « funtana » (parce qu’il existait sans doute à cet endroit un point d’eau). On ne lésine pas sur la construction : la fontaine est flanquée d’un lavoir sous voûte. A l’extérieur une autre arrivée d’eau permet de remplir les seaux.
L’existence de cette fontaine change la vie des habitants. Avant on montait à la source des mele (réservoir actuel situé au-dessus de Lapedina suprana).
Seul incident notable : vers 1935 une branche de châtaignier tombe sur la voûte et la perfore. Au-dessous de la fontaine il y a des charbonnières pour faire du charbon de bois qui servent aux fourneaux des maisons. Il n’en reste plus trace aujourd’hui.
Mais la fontaine vit une vie tranquille. On s’y rend, en moyenne, 2 fois par jour et l’on en ramène, à chaque fois, deux seaux pleins à ras-bord. Le jeu consiste à renverser le moins possible d’eau.
La fontaine est aussi lieu public. Certains s’en servent de dazibaos : « Fontaine, approche-toi : tu vois bien, nous sommes vieux » ou bien « habitants, réveillez-vous ! ». Ces derniers mots, écrits à la chaux blanche à l’intérieur, au-dessus du lavoir, sonnent comme un appel à la mobilisation. Après la seconde guerre mondiale le propos devient plus politique : la faucille et le marteau, le « soleil radieux » du socialisme font leur apparition.
En 1953 l’eau courante arrive dans les maisons de Lapedina. C’est le début du déclin de la fontaine. Pour quelques habitants le lavoir sert encore jusque dans les années 70. mais en 1973 il faut renforcer la voûte de l’édifice. Puis la fontaine est oubliée. En 2005 une partie de ses belles dalles polies par le temps sont volées. En 2007 elle est totalement restaurée. L’eau, un temps perdue, est retrouvée, canalisée. Elle coule désormais comme au premier jour.
Commence alors la deuxième vie de la funtana di Lapedina.

 

Fours à pain retour

                                   

Chaque hameau en possède plusieurs, témoins du nombre de bouches à nourrir, à la fin du XIXè siècle quand le village, plein comme un œuf, a connu son maximum démographique. I forni –les fours à pain- sont comme les fontaines ou les aires à blé, les « monuments modestes » de la vie quotidienne. Ils méritent la visite car, en ruine, intacts ou retapés, ils « parlent » encore et racontent l’autarcie, l’abandon et le renouveau des années 90.
Le déclin des fours commence, dans la vallée, après la Première Guerre mondiale. Par manque de bras la culture du blé est en recul. Les fours restés en activité sont ceux collés aux bâtisses, voire dans l’enceinte de celles-ci. Souvent, c’est le rang social qui détermine l’emplacement du four : les familles les plus aisées ont un four à l’intérieur de la maison. Les autres l’ont à l’extérieur et jusqu’en périphérie du hameau. Il existe aussi des « fours à figues » dans lesquels on sèche le fruit pour le conserver et le consommer en hiver.
Le pain se prépare en famille. Frères et cousins s’y mettent pour transporter le bois et chauffer à blanc la voûte en briques réfractaires. Le pain est cuit le samedi. La fournée doit suffire pour la consommation hebdomadaire de toute la maisonnée.
La fin des fours à pain remonte au début des années 30. En 1935 une boulangerie artisanale s’installe à l’Oreta. Dès lors les fours ne sont plus rallumés qu’épisodiquement au moment des fêtes, Noël ou Pâques, pour cuire des pâtisseries traditionnelles.
C’est le hameau de l’Orneto qui possède encore le plus grand nombre de fours à pain. On en compte six dont quatre visibles de l’extérieur. Dix-sept fours avaient été recensés en 1925.
Depuis une quinzaine d’années les fours sont restaurés et remis en activité.
En 2006 l’association Petra Viva a initié la « fête des fours ». Elle se déroule la première quinzaine d’août sur la place de l’Orneto et rassemble familles du village et estivants qui viennent cuire sur place et partager tartes salées et sucrées.

 

Les « palais » des Corses partis aux Amériques retour

               
Elles étonnent dans le paysage, ces grandes bâtisses rectangulaires, construites au XIX ème siècle ou au tout début du XX ème siècle. Généralement coiffées d’un toit à quatre pentes en lauzes du pays elles sont placées sur une hauteur ou dans un endroit privilégié, souvent entourées d’un jardin arboré avec des palmiers, et d’autres arbres majestueux. Ces « palais » sont d’abord des monuments qui célèbrent la réussite sociale. Leurs premiers propriétaires sont des Cap corsins audacieux partis faire fortune aux Amériques ou ailleurs et revenus construire, chez eux, maison et tombeau.
Au XIXè siècle Pietracorbara est plein comme un œuf (946 habitants en 1891). Il n’y a pas de travail pour tout le monde. S’accélère alors la migration vers les Amériques. En 1871 on dénombre neuf Corbarais installés à Porto Rico. Les grandes familles du village y ont presque toutes un représentant : Damiani, Dominici, Franceschi, Defendini, Giuliani.
On compte sept palazzi d’Americani à Pietracorbara, de la Marine (le premier « palais » est situé contre la colline du Castellare et regarde la plage) à Lapedina (a casa Damiani).
A l’intérieur ces maisons possèdent un escalier très large. Les pièces ne sont pas grandes mais elles bénéficient du confort de l’époque (eau courante, salles de bain, four à pain dans la maison etc…).
Ces « palais » sont inspirés par l’architecture néoclassique toscane. Le jardin autour de la maison est une idée neuve ramenée d’Amérique. Ainsi naît, dans cette Corse rurale, laborieuse et pauvre de l’entre deux siècles, une manifestation de la réussite et du luxe, une représentation positive de l’ailleurs.

La plage en 1976 et en… 2008  retour

       

Trente-deux années séparent ces deux

Agir

LE CONSEIL MUNICIPAL


Elu le 23 mars 2014, le conseil municipal de Pietracorbara est composé de quinze membres.

Jean-Claude Galletti (maire) ; Paul Franceschi (1er adjoint) ; Dominique Antoni (2e adjoint) ; Valérie Defradat épouse Nicolopoulos (3e adjoint) ; Jean-Marc Leccia (4e adjoint).

Conseillers municipaux : Laurent Albertini, Joseph Allari, Isabelle Bougault épouse Lancelle, Alain Burroni, Ange Defendini, Jules Dominici, Claude Fortini, Jean-Jacques Hiffler, Charles Masucci et Raymond Mordiconi.

 

Le Conseil municipal s’est fixé trois priorités :

1°) Poursuivre la politique en matière d'équipements publics et de développement maîtrisé.

2°) Renforcer et diversifier les services pour améliorer la qualité de vie dans la commune.

3°) Augmenter l'attractivité de la commune pour stimuler le développement économique.

L’action communale est détaillée dans « Pietracorbara Infos » le journal trimestriel édité par la municipalité. Vous pouvez prendre connaissance des différents numéros:

 

Pietracorbara Infos : Année 2013

 

 

Pietracorbara Infos : Année 2012

Pietracorbara Infos : Année 2011

Pietracorbara Infos : Année 2010

Pietracorbara Infos : Les archives

Les employés municipaux

L’équipe des employés municipaux est composée (2010) de Christian Frangini, Pierre Orsoni et  Raymond Somma (titulaires) ainsi que de Yoann Damiani, Jean-Baptiste Leca, Jean-Paul Lota et Tony Zini (CAE).

Hommes de terrain, ils assurent des interventions dans des domaines aussi divers que la surveillance et la gestion du réseau d'eau (vérification de la qualité de l'eau, nettoyage des réservoirs et des fontaines publiques, contrôle des canalisations, réparation des fuites éventuelles, mise en route des points de pompage et régulation de l'ensemble du système) et de la station d'épuration. Ils ont en charge le débroussaillement et l'entretien des voies et chemins communaux ainsi que des espaces publics dans les différents hameaux de la commune. Ils réalisent l'enlèvement des encombrants, une fois par mois (premier jeudi de chaque mois) à  votre demande (04 95 35 20 59) ou par passage direct dans les hameaux et les lotissements. Ils effectuent les petites réparations dans les bâtiments publics (école, mairie, confrérie, église et chapelles). Ils assurent des interventions ponctuelles sur l'ensemble du territoire communal en fonction des nécessités déterminées par le Maire et les adjoints.  



BUDGET COMMUNAL 2010 : 1 122 000 €

Le budget 2010 a été adopté le 9 avril 2010 par le Conseil municipal. Il s’établit à 1 121 570 € pour l’ensemble des dépenses de la commune (frais de fonctionnement et d’investissements du budget général et du budget « eau et assainissement »).
La redevance « eau » s’élève à 127 € (125 € en 2009). La redevance « assainissement » est fixée à 45 € (43 € en 2009). Le taux communal de la taxe foncière n’a pas changé (il est stable depuis 2005). Le taux communal de la taxe d’habitation, en revanche, a progressé de 8 à 8,5%.
Un effort supplémentaire a été consenti, en 2010, en faveur des associations locales. L’enveloppe des subventions distribuées s’est élevée à 2880 € soit une progression de 71% par rapport à 2009.


PLU : enquête publique retardée


Le Plan Local d’Urbanisme du Cap Corse (PLU) qui va remplacer le Plan d’occupation des Sols (POS) de Pietracorbara, ne devrait pas être soumis à l’enquête publique avant le début de janvier 2011. Michel Lorenzi, le président du SIVU (syndicat à vocation unique) a indiqué que le report de l’enquête publique (elle devait être lancée fin novembre 2010) était nécessaire compte-tenu des conclusions des services du préfet de la Haute-Corse. Le préfet a communiqué ses observations concernant douze des quatorze communes concernées dans un mémoire de 23 pages. Pietracorbara fait partie des douze.
Les maires de ces communes entendent interpeller les services de l’Etat sur les restrictions que ces derniers veulent imposer au niveau de la constructibilité des zones, notamment sur la partie littorale. Ils sont déterminés à aller très loin tant ils estiment qu’au moment de la préparation du PLU leurs interlocuteurs, des fonctionnaires de l’ancienne DDE, semblaient réceptifs à leurs arguments, ce qui ne s’est pas confirmé dans le rapport déposé par le préfet.
Le 20 septembre dernier, toutefois, le Président du Tribunal Administratif de Bastia a procédé à la désignation, des trois commissaires enquêteurs titulaires chargés de recueillir les remarques des habitants. Il s’agit de Bernard Lorenzi, consultant indépendant ; Carole Savelli, ingénieur diplômée du Conservatoire national des Arts et Métiers et Serge Bardoux. Membre suppléant : Didier Routa Villanova, consultant en environnement. La commission d’enquête tiendra des permanences à Luri, siège du SIVU ainsi que dans les quatorze communes concernées. L’enquête publique durera un mois.
Vous pouvez visualiser le projet de PLU de Pietracorbara sur le site:

http:// www.plu-cap-corse.com

Consulter : le rapport de présentation

Consulter : le réglement intercommunal

Consulter : la localisation des fenêtres

Consulter : le secteur de la Marine

Consulter : les secteurs de Selmacci et Oreta

Consulter : les secteurs de Lapedina et Sotto

Consulter : les secteurs de Bruschieta et Vena

LISTE DES ENTREPRISES REPERTORIEES DANS LA COMMUNE

  • Alexis BELLUET  Multiservices 04 95 35 28 12  Cortina 20223 Pietracorbara   

  • Jean-Claude BRUSCHI Maçonnerie  04 95 35 23 65 Pietronacce  20223 Pietracorbara

  • Christophe CALISTI Plomberie 04 95 35 32 90 Oreta 20223 Pietracorbara

  • Joseph CONSTANT Sarl Monte Stello 20223 Pietracorbara

  • Christian DAMIANOS Electricien 09 64 01 29 42 Orneto 20223 Pietracorbara  

  • Charles MASUCCI Maçonnerie  20233 Pietracorbara

  • Daniel MASUCCI Maçonnerie 04 95 35 29 94 Oreta 20223 Pietracorbara 

  • Umberto SOUTELO Maçonnerie 04 95 35 08 53   Marine 20223 Pietracorbara

  • Eric VITALI Electricien 20223 Pietracorbara

    LES ASSOCIATIONS DE LA COMMUNE

         

    Elles ont joué et jouent encore un rôle important dans la vie communale. En 50 ans (1958-2008) pas moins de 31 associations recensées ont fixé leur siège social à Pietracorbara. La doyenne s’appelle « L’hirondelle ». C’est la société de chasse, créée en 1938. Petra Viva, l’association pour la sauvegarde et la promotion de la vallée de Pietracorbara, voit le jour en 1976. Elle a fêté, en août 2006, son 30ème anniversaire.
    Le développement associatif intervient dans les années 80 et dans tous les domaines : Club nautique de Pietracorbara (1983) pour favoriser les sports nautiques et l’aménagement de l’embouchure de la rivière ; U Ciucciu (le petit enfant) (1983) une crèche parentale ; la squadra capicursina (1986) ; la Licorne (1999) ; Pietra Animation et Pietra Jeunesse (1990) ; Pietra Serena, l’Associu curbarese (l’association corbaraise) en 1991 ; la Boule du Cap corse, U Patrimoniu (le patrimoine) en 1994 ; le Syndicat d’initiative en 1997 ; Pietra forme en 2000 ; le Dojo corbarais en 2004 ; Passion danse, enfin, en 2007.
    On pourrait en citer d’autres encore, notamment dans le domaine des vieilles voitures ou des raids en 4X4.
    Animations du village, développement des sports et des loisirs sont les principales orientations retenues par les créateurs d’association. Il y a aussi la défense et la promotion du patrimoine naturel et architectural traditionnel ainsi que l’environnement.
    On retiendra des associations corbaraises qu’elles ont su, pour l’essentiel, trouver leur place dans le tissu relationnel local en évitant le piège de la politisation. Elles ont su aussi s’occuper des enfants et animé le village.
    En avril 2008 le Conseil municipal a décidé de créer une commission extramunicipale ouverte aux représentants associatifs pour dialoguer avec eux et harmoniser leurs initiatives. Cette commission se réunit deux fois par an pour établir, notamment, le calendrier des animations estivales.
      
    Les animations et prestations assurées par les association de la commune sont dans la partie "Vivre à Pietracorbara" du site (en haut à gauche de l'écran).