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Commune d'Olcani

Présentation

La commune d’Olcani s’étend sur 1425 hectares (14,25 km²) et compte 81 habitants permanents (2017). Elle possède, dans le Cap Corse, une singularité de taille : elle est l’unique commune à ne pas avoir de façade maritime.

Toute entière montagnarde et haut perchée (227 m d’altitude minimum), elle domine la vallée d’Ogliastru, sa voisine. Olcani est reliée par une piste de huit km au col Saint Jean (974 m) situé au dessus de la vallée de Sisco sur la côte est.

Il est à noter que les sommets principaux de la crête du Cap sont situés sur le territoire d’Olcani : Cime di e Follice (1322 m) et Monte Stellu (1307 m). Ils en constituent les limites.

C’est sans doute sa situation d’enclavement, sur la partie occidentale du Cap, qui explique le recul démographique qu’elle enregistre depuis 1862.

A cette époque elle comptait 257 habitants. Les chiffres du XXè siècle témoignent du déclin historique de la société agropastorale insulaire : 174 habitants en 1922, 79 en 1963, 77 en 1972.

Olcani est composée de deux hameaux : Lainosa et Ferragine. C’est à Ferragine que se dresse l’un des rares « clochers-mur » du Cap Corse. Ils sont trois au total avec celui de Pietracorbara et celui de Saints Côme et Damien à Rogliano. A côté, la grande bâtisse du presbytère sera réaménagée en appartements pour des locations à l’année (2010). En face, l’église paroissiale Saint-André ; derrière l’église, ce qu’il reste du beau bâtiment de la confrérie Sainte Croix transformé en cimetière collectif : la chose surprend mais l’ensemble église-presbytère-clocher ne manque pas de charme. Non loin de là, toujours à Ferragine la chapelle dédiée à Saint-Roch fait le pendant à la chapelle Saint-Jean du hameau de Lainosa au parvis de pierres (travaux réalisés en 2009). La chapelle romane dédiée à San Quilicu (Xème siècle), construite sur un terre-plein circulaire, est une curiosité locale. Reste les ponts génois qui conduisent à des points de baignade dans la rivière (les pozzi) où se rendent les jeunes en été.

En dehors de la période estivale qui voit la population tripler, Olcani comme d’autres villages de la micro région n’échappe pas à l’exode rural. L’école a fermé en 1977. Les deux enfants scolarisés en primaire vont à Canari tandis que ceux qui sont au collège se rendent à Saint-Florent.

Les bars, le restaurant, les deux épiceries, la boucherie des années 70 ont eux aussi fermé. Cependant les résidents bénéficient régulièrement de la venue de commerçants ambulants pour se ravitailler.

Malgré l’exode rural, par la volonté de certains jeunes, la commune enregistre à ce jour la création de quelques entreprises comme une fabrique de pain (installéeen 2008), une entreprise d’électricité-plomberie et deux entreprises de débroussaillage (créées en 2009).

Il est à noter également que les savoirs faire des anciens sont perpétués. La récolte des olives et châtaignes se fait selon la tradition ancestrale, ce qui donne une huile et une farine d’une qualité rare. Ces anciens moulins et fours témoignent du passé agricole de la région.

Afin de préserver cette oliveraie et cette châtaigneraie, la commune mise sur la création d’une association foncière (décembre 2010). Enfin, il y a, à Olcani, des bovins. Ils sont sans éleveurs déclarés. Des vaches déambulent dans les ruelles du village.

Une association, le Cercle de la Jeunesse Olcanaise, a vu le jour dans les années 60. Elle est un lieu de vie où se retrouvent quotidiennement les habitants permanents pour des parties de cartes et des moments de convivialité.

Quelques actifs travaillent à Bastia. Ils font l’aller retour quotidiennement (une heure de route). Le week end la commune retrouve des couleurs avec le retour d’une quarantaine de personnes.

Enfin, Olcani, est une commune classée : les toits de lauze y sont obligatoires, ce qui donne au village une incontestable unité architecturale.

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C’est sur le parvis fraîchement dallé de la chapelle Saint-Jean à Lainosa que l’on découvre le mieux Olcani. Non pas une vue générale mais un passage plus intime, en surplomb des jardins. Un beau muret en pierre qui fait banc autour de la sobre façade de l’édifice, une croix en fer forgé, un grand murier à fruits blancs qui donne de l’ombre et le cirque des montagnes qui borde l’horizon. A 700 m plus haut, au point de passage du col, c’est une autre chapelle dédiée à Saint-Jean qui marque la frontière entre le Cap occidental et le Cap oriental, à trois kilomètres à vol d’oiseau.

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