• Exemple : environnement, ecole, tri, eglise, ...

Commune de Nonza

Présentation

Nonza puise son originalité dans le regroupement de son habitat : à l’inverse des autres villages du Cap éclatés en hameaux, Nonza, village classé, fait corps au piton rocheux (u Monte) couronné par la tour paoline (construite par Pascal Paoli en 1760). Un autre quartier s’étend autour de l’église Sainte-Julie. Le village est traversé par la route D 80 qui fait le tour du Cap Corse. Nonza compte 74 habitants permanents (2017) pour un territoire de 804 hectares (8 km²). En 1891 la population dépassait les 500 habitants (524 exactement). En 1772, parmi les 314 habitants, on dénombrait 61 hommes de mer, 49 agriculteurs et…dix rentiers (vivant de revenus fonciers).

Le site a connu une occupation dès la préhistoire. Nonza est située à l'emplacement de l'ancien camp romain de Castrum Nuntiae. Étymologiquement, le nom du lieu en latin signifie « annonciateur car le belvédère sur lequel fut construit la forteresse semblait propre à annoncer toute tentative d'incursion dans la colonie romaine de Mariana, située sur la côte orientale. A la fin de l'époque romaine, Sainte Julie, la patronne de la Corse, y aurait été martyrisée. Le premier lieu de culte à Sainte Julie et de pèlerinage fut bâti à Nonza à la suite de cet événement, puis le sanctuaire fut détruit par les Barbaresques en 734. L'existence du village actuel n'est confirmée qu'au Moyen Âge. Nonza s'organise autour du château des Peverelli, seigneurs locaux, château qui fut détruit en 1489 par les Génois. A partir de 1336, Nonza est au centre du fief des Avogari De Gentile.

En 1625, la République de Gênes mit fin aux seigneuries locales en imposant une domination directe du gouverneur. Lors de la révolte des Corses contre Gênes, au XVIIIe siècle, Nonza subit de nombreux remous dus à son lien économique à la « terre ferme ». Cependant, en 1757, Nonza se rallie à Pascal Paoli. Lors de la conquête française, Nonza est considérée comme un point stratégique d'implantation militaire dans le Cap Corse. Le village est pilonné de la mer pendant toute la journée du 24 août 1768 pour assurer la marche de trois colonnes d'infanterie du général Grandmaison.

Au XIXe siècle, malgré un important exode rural débuté un siècle plus tôt, la popularisation des desserts en Europe ouvre au Cap Corse la production et la commercialisation du cédrat. La culture de cet agrume commence en Corse vers 1830. Les fruits étaient centralisés par les propriétaires depuis différentes marines. À Nonza, ils étaient triés, conditionnés (entiers par caisses, ou en tranches dans des barriques d'eau de mer et stockés dans les magasins de la marine). Ceux-ci recevaient des commandes de grossistes de Livourne, Marseille ou Nice, qui livraient confiseurs ou parfumeurs à travers toute l'Europe occidentale. De nombreux habitants de Nonza s’expatrièrent au cours du XIXe siècle pour fuir les conditions de vie difficiles au village, le chômage et le déclin agricole. Certains émigrèrent vers le continent, à Marseille en particulier, mais beaucoup également vers l'Amérique, à Porto Rico et Saint-Domingue pour la plupart

Parmi les choses à voir, l'église Sainte-Julie qui contient un autel en marbre polychrome datant de 1694, une toile du XVIe siècle représentant la sainte crucifiée, ainsi que des statues anciennes. L'église fut transformée quasi-entièrement entre 1854 et 1872, et, en 1893, il lui fut adossé un clocher au sommet ogival. L'église Sainte-Julie est inscrite aux monuments historiques. Lors du martyre de la sainte, qui fut crucifiée par les Romains, la légende raconte que ses seins coupés furent jetés contre un rocher, d'où aurait jailli une source miraculeuse. Cette source est située sous la route à l'entrée nord de Nonza. On y accède par un chemin en escalier de 54 marches. Les eaux de la fontaine Sainte-Julie sont supposées miraculeuses et sont le but d'un pèlerinage. La fontaine se trouve aujourd’hui dans une chapelle.

Aujourd’hui Nonza vit pour l’essentiel de tourisme. La zone urbaine du village compte un bar-tabac, quatre restaurants, une pizzeria à emporter, une boulangerie, deux épiceries et une dizaine de chambres d’hôtes. Un autre restaurant et un tennis sont situés à la plage. Tous les commerces sont saisonniers à l’exception de la boulangerie. La poste se trouve en sortie sud du village.

Nonza, terre du cédrat, a vu l’ouverture, en 2007, d’un musée consacré à ce fruit. Le projet de relance de la culture de cet agrume sur des planches de terrain situées au dessus de la plage en est au stade de l’étude foncière, qui sera suivie d’une étude hydraulique avant réhabilitation des terrasses et plantation. Ce projet a évolué : le périmètre initialement retenu a été étendu, et en plus du cédrat, d’autres cultures devraient être implantées.

360°

Diaporama

Vivre

Liste des gîtes et chambres d'hôtes

Marie-Ange Burini

CASA MARIA
Tél : 04 95 37 80 95 - 06 76 05 40 13
Mail : casamaria@wanadoo.fr
Site : www.casamaria-corse.com
Capacité : 12 personnes
Ouvert : du 01 avril au 31 octobre
Type d'hébergement : Chambre d'hôtes
1-34 chambres de charme et une suite famille dans une maison de maître au coeur du village de Nonza.
Climatisation, TV ,Wifi, jardin, solarium tout le confort au service de nos hôtes. Vue sur mer et village.

Liste des restaurants

U franghju

Tél : 04 95 37 86 03
Ouvert : Du 1er mai au 30 septembre

U san antone

Route de la plage
Ouvert : Du 1er juin au 31 août
Snack, bar, glacier. ouvert toute la journée

Boccafine

Tél : 06 80 95 85 07
Site : www.boccafine.fr

A sassa

Tour de Nonza
Tél : 06 11 99 49 03
Ouvert : Du 1er avril au 15 octobre
Bar-restaurant panoramique

Liste des bars

Café de la tour

Tél : 04 95 37 82 04
Ouvert : Du 1er avril au 15 octobre

Découvrir

C’est en haut de la tour paoline que le point de vue est le plus éclatant. Au nord, la côte du Cap Corse avec ses villages en enfilade, au sud, l’immense « corps primitif » du reste de la Corse avec les Agriates, improprement qualifiés de « désert », puis les hauts sommets de l’île, en particulier le Monte Cintu qui se devine par temps clair. A l’est, le village groupé autour de l’église Sainte-Julie ; à l’ouest, la Méditerranée, immense jusqu’à l’horizon que l’on scrute depuis ce nid d’aigle situé à 127 mètres de hauteur.

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