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L'élevage

Bovins, ovins, caprins, c’est le tiercé dans l’ordre de l’élevage dans le Cap. Quelques jeunes éleveurs se lancent dans l’aventure. L’avenir pourrait leur donner raison, la demande en matière de fromage est croissante et les conditions d’exercice du métier sont en passe de s’améliorer.

L’élevage dans la Communauté de Communes représente 22 exploitations en tout. L’élevage bovin arrive en tête avec 12 éleveurs. Ovins et caprins comptent respectivement six et quatre exploitants. Pour Madeleine Antona de l’Office de l’Environnement « il y a peu d’exploitations mais elles sont globalement bien structurées, font preuve de sérieux et elles ont un impact positif sur le paysage ». L’élevage bovin est destiné à la consommation de viande. Marie-Paule Cesari, éleveur ovin à Rogliano note « depuis dix ans, il y a plutôt moins d’installations, la relève est difficile à assurer. Récemment trois jeunes éleveurs ovins se sont établis à Pietracorbara, Sisco et Rogliano, et il y aurait de la place pour d’autres exploitations. Même si le métier reste difficile, nous n’avons aucun souci pour écouler nos produits transformés. Le fromage permet de mieux valoriser le lait, du coup les éleveurs ont besoin de moins de surface et contournent le problème foncier ». Madeleine Antona rajoute : « Avec le même troupeau de brebis, on peut gagner deux fois mieux sa vie en transformant plutôt qu’en commercialisant le lait ». Un intérêt qui pourrait être relancé aussi par la mono-traite quotidienne, permettant d’alléger la charge de travail de l’éleveur (la double traite, en fin d’après-midi et le matin très tôt, est actuellement dominante). Une étude menée par l’ODARC à Altiani, montre que dans ce cas la perte de lait ne dépasse pas 5% et qu’il est en outre plus riche. Cette pratique, déjà répandue dans les élevages caprins, pourrait s’étendre aux brebis.