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L'eau dans le Cap

Insuffisances locales mais autosuffisance globale, tel pourrait être le constat sur l’état de l’eau dans le Cap avec, en corollaire, la mise en place d’un éventail de solutions à la mesure des problèmes rencontrés.

Le Cap Corse ne dispose pas de masse d’eau naturelle conséquente. Sa superficie et sa topographie ne permettent pas l’extension de vallées et de plaines littorales importantes. « Les ressources proviennent de nappes d’accompagnement de cours d’eau côtiers et de nappes liées au substrat rocheux. Il n’y a pas de transfert d’eau provenant d’autres régions, sauf en cas de problèmes de sècheresse mais des transferts d’une vallée du Cap à l’autre sont possibles. De ce point de vue, le Cap est autosuffisant. Il faut cependant noter que la population estivale n’est pas aussi nombreuse que dans les régions du Sud de l’île », remarque Philippe Ollandini, chef de l’Unité Aménagement d’Espace rural à la Direction départementale des Territoires et de la Mer. Cette vue d’ensemble ne doit pas masquer les disparités qui existent entre les 18 communes. Celles d’entre elles qui bénéficient d’une superficie étendue sont avantagées. Des facteurs tels que la pluviométrie - plus abondante dans le sud du fait d’un relief marqué - ou la géologie – la roche calcaire à l’est permet un meilleur drainage et un meilleur stockage de l’eau – influent sur les réserves d’eau communale.

Une gestion contrastée

Pour palier les manques ou optimiser la gestion, les villages du Cap ont recours à différentes méthodes. A Ogliastru, des travaux de réfection sur les captages, les bassins et les conduites ont permis une nette amélioration du rendement hydraulique ; Pino achète de l’eau à Barrettali ; Meria a créé des forages ;  Rogliano et Ersa ont opté pour la construction de réservoirs d’eau potable. Pour éviter le gaspillage certaines communes ont choisi la dissuasion par le prix. A l’exception de Rogliano dont la gestion est confiée à l’Office d’Equipement hydraulique de Corse (OEHC), la gestion de l’eau, dans les autres communes, est en régie directe. Il faut noter qu’il n’existe pas de réseau d’eau agricole dans le Cap et si celui-ci devait voir le jour, il ne relèverait pas de la compétence des communes mais de l’OEHC. Le prix de l’eau comprend un abonnement au réseau d’eau potable et un abonnement au réseau d’assainissement en plus de la consommation.