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L'histoire        

La « province du Cap Corse » voit le jour en 1592 à l’époque de la domination génoise. Au Moyen Âge le Cap appartient au Pape, puis, jusqu’en 1284, elle est sous l’autorité de la République de Pise. Les Grecs, les Romains, les Maures, les Sarrasins et les Turcs y ont aussi débarqué, s’y sont installés puis en sont repartis. Ils sont le flux et le reflux de colonisations temporaires. Face à eux, un peuple de paysans-marins insoumis défend sa terre et commerce avec l’extérieur. Le Cap Corse connaît son âge d’or au XIX° siècle. Le XX° est celui de la récession. Le XXI° celui, sans doute, d’un nouveau...renouveau.

Un squelette retrouvé à Torre d'Aquila, à Pietracorbara, et datant de 6000 ans avant Jésus Christ, est la première trace de la présence humaine dans le Cap. Dès le XII° siècle  av. J.-C., les Vanacini, une peuplade préhistorique, travaillait déjà le fer, cultivait la vigne et le blé. La période de romanisation du Cap Corse aboutit, dans les années 100 av. J.-C., à l'organisation du territoire en une vingtaine de pieve (unités géographiques correspondant aux paroisses). L'époque médiévale est marquée par l'instabilité. Et les guerres franco-génoises auront finalement raison de la féodalité locale. En 1762, Pascal Paoli, soutenu par un peuple qui fait alors pression sur les notables, libère totalement le Cap Corse de sa tutelle génoise. C’est une révolution avant l'heure. Huit années plus tard, la France prend possession de l'île. Pour mieux engager sa nouvelle province sur la voie de développement, elle entreprend d'en dresser un état des lieux détaillé. En 1772, son « Plan Terrier » dénombre 12 566 habitants dans le Cap, dont 3040 cultivateurs et 1037 mariniers. Durant le XIX° siècle, le Cap Corse ressemble à un grand « jardin odorant », possède sa propre marine et connaît son apogée démographique et économique. Viendront ensuite les temps de crise. L'exode, amorcé en 1884, se fera massif à compter de 1918. Sur une terre de traditions bousculée par l'avènement de la modernité, le mouvement de déprise démographique sera continu, pour ne se stabiliser que dans les années 80. Aujourd'hui, le Cap Corse compte 6500 habitants permanents. C'est 10% de plus qu'en 1994.

 


 

Le Cap Corse au Vatican

La salle des cartes porte ce nom à cause des quarante cartes géographiques peintes à fresque sur les murs d’une galerie du Vatican construite entre 1578 et 1580 par Ottavianio Mascherino. Elle mesure 120 m de longueur sur six de large. Les quarante cartes représentent les régions d’Italie et les possessions de l’Église à l’époque du pape Grégoire XIII (1572-1585). Elles ont été peintes entre 1580 et 1585 d’après des cartons d’Ignazio Danti, un célèbre géographe de son temps. Si l’on prend les Apennins comme élément de division, on voit représentées sur une paroi les régions proches de la mer Ligurienne et de la mer Tyrrhénienne, sur l’autre les régions longeant l’Adriatique. Chaque carte régionale est complétée par le plan de la ville principale.

La carte de la Corse, du fait de sa position inversée, met en valeur le Cap Corse qui se trouve en bas et apporte de précieuses indications sur le nom des lieux et la présence des points fortifiés à la fin du XVIè siècle.