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La géologie        

Le Cap Corse se distingue par le vert de ses schistes et la diversité de ses formes géologiques. Une balade d’ouest en est permet de mieux appréhender son éventail minéral.

Sur une carte géologique de la Corse, la scission en diagonale entre le nord-ouest et le sud-est de l’île est patente. Au sud, la Corse ancienne, granitique. Au nord, la Corse alpine et schisteuse. A l’intérieur de cet ensemble, le Cap Corse est désigné comme « zone métamorphique » : un territoire où les roches d’origine volcanique sous-marine et les sédiments marins ont subi des transformations sous l’effet de l’élévation de la température et de la pression.

Le résultat a produit une enclave de gneiss – une roche qui alterne les couches de roches foncées (micas) et de roches claires (quartz) - à l’ouest de la vallée de Tollare. A cet endroit, la péridotite de couleur verte et des filons de gabbro, une roche magmatique et granuleuse, constituent l’armature du Monte Maggiore. L’est et la pointe du Cap contiennent des centaines de gisements de serpentine, colorée en vert par l’olivine. A l’extrémité du Cap, au gisement de Marcolino, cette roche renferme des incrustations brillantes rappelant le laiton ou l’or. Les prasinites de teinte vert clair forment l’essentiel de l’île de la Giraglia, tandis qu’à Sisco elles affleurent en alternance avec le marbre. C’est dans les massifs feuilletés du schiste lustré que les veines d’amiante de Canari se fraient un chemin, tout comme la pierre à chaux. A noter la présence d’antimoine, notamment sur les communes d’Ersa et de Meria où des usines exploitèrent le minerai jusqu’au début du XXe siècle. Enfin, les ardoises, pures roches métamorphiques et schisteuses, se retrouvent à Brando, Sisco, Morsiglia, Barrettali, Canari et Olmeta di Capicorsu.