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Les ponts génois        

A l'écart des voies de communication contemporaines, les ponts de pierre dits « génois » sont un des charmes du Cap Corse. Ils ont été construits, pour la plupart, entre le XIIe et le XVIIIe siècle, période durant laquelle la Corse appartenait à la République de Gênes. Ils enjambent les rivières au niveau des anciennes voies de passage. Même quand ils n’ont pas été restaurés, ils restent souvent praticables.


Utiles aux habitants qui se déplaçaient à pied ou à cheval d’une rive à l’autre des vallées ou pour atteindre la côte, les ponts étaient aussi le passage obligé des troupeaux et des denrées importées ou exportées. Ils ont contribué à l'essor de la microrégion. Ces ouvrages de taille variable, en tabliers plats ou en dos d’âne, sont élégants et robustes. Dressés en pierres ou en galets roulés, ils nécessitaient une à deux années de construction. Selon un inventaire (2010) effectué par l’association Petre Scritte, on en dénombre plus de dix pour la seule commune de Sisco. Témoins d'une architecture publique un temps oubliée, ces édifices sont aujourd'hui revalorisés dans le cadre de circuits touristiques à thème. Ainsi, sur la commune de Pietracorbara, l'association Petra Viva propose-t-elle une « balade des ponts et des fontaines » qui permet de découvrir trois de ces ponts. C’est à la marine de Negru (commune d’Olmeta di Capicorsu) que se dresse le spécimen le plus massif et le plus long : 6 m de haut pour 10 de long. Il s’agit d’un pont à double arche qui permet de passer la rivière sur l’ancienne route qui conduisait à Saint-Florent.