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Les églises et chapelles        

Avec la Balagne et la Casinca (deux micro-régions insulaires), le Cap Corse est très certainement dans le trio de tête de la Corse du nord pour la richesse et la diversité de son patrimoine bâti. Patrimoine civil (les tours), profane (les palazzi des Corses d’Amérique) mais surtout religieux avec les églises, les chapelles ainsi que les tombeaux familiaux : l’organisation de l’habitat en hameaux et la puissance de l’église catholique du XVe au XXe siècle expliquent cette situation de choix.

Chacune des dix-huit communes du Cap Corse possède au moins une église paroissiale, sauf Ersa et Sisco qui en comptent deux, Barrettali qui en avait trois et Brando, quatre. Dans un lieu central se dressent la grande église, son clocher et souvent un bâtiment de la confrérie Santa Croce. Dans chaque hameau (ou presque), les habitants ont élevé une chapelle. Dans le Cap on estime leur nombre à 150. La chapelle de hameau est la marque identitaire de celui-ci, l’affirmation de son existence. On mobilise des fonds et des savoir-faire pour réaliser le plus bel édifice de la contrée. Emulation voire concurrence  se développent entre hameaux.

Il existait aussi des chapelles à l’intérieur de l’église paroissiale ou du couvent. A Santa Catalina de Sisco, il y a, par exemple, une chapelle appartenant aux habitants de Pietracorbara. On compte aussi des chapelles privées (deux à Brando, deux à Barrettali et une à Nonza). Il n’y a pas concurrence entre église paroissiale et chapelles : à la première la célébration des offices et les rassemblements des grandes fêtes votives, aux secondes la commémoration du saint patron.

Le style dominant de ces lieux de culte est le baroque (XVIIe et XVIIIe siècle) mais il existe aussi des édifices romans comme San Michele à Sisco ou Santa Maria Assunta à Canari (XIIe siècle) qui étaient, en fait, des églises pievanes (circonscriptions religieuses) à l’époque pisane.