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Les ports        

Le Cap Corse compte dix-neuf marines mais seulement sept ports qui accueillent, à la fois, des barques de pêche (Porticciolu) et des bateaux de plaisance : Erbalunga, Santa Severa, Macinaghju, Barcaghju d’Ersa, Centuri et Giottani. La maîtrise de la mer est, par rapport aux autres régions de Corse, une spécificité capcorsine. Mais en moins d’un demi-siècle, la pêche a reculé tandis que la plaisance s’est puissamment développée : dans les sept ports, les pêcheurs se partagent 22 places à quai tandis que 905 places sont réservées aux plaisanciers.

Du fait de sa proximité avec l’Italie (70 km) le Cap a, dès le XVIIIè siècle, transformé certains de ses abris en ports. Pino a été, au XVIIè siècle, le sixième port de Corse. Cagnano, avec Porticciolu, a possédé, jusqu’en 1875, un chantier naval où ont été construits 180 bateaux.
Jusqu'à la fin du XIXè siècle, on trouvait, dans le Cap, 60% de la flotte insulaire et 45% des marins de l'île. Les pêcheurs – actuellement une vingtaine au total- travaillent à bord de pointus ou de quelques vedettes dépassant les douze mètres. Langoustes et poissons sont vendus à quai de mars à octobre. Avec une dizaine d'employés en haute saison, l'effort de pêche capcorsin connaît un pic au mois d'août au moment de la pointe touristique. Mais la grande affaire des ports est le développement de la plaisance. Dans ce domaine Macinaghju, avec 570 places, est, de loin, le premier port du Cap. Construit en 1970, il bénéficie aujourd'hui d'équipements et de services modernes. Santa Severa avec 150 places, Barcaghju avec 65, Erbalunga avec 60, Giottani avec 47 places, assurent aussi une fonction de gardiennage à l’année des embarcations locales.