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Les marines        

Vous n'en trouverez nulle part ailleurs dans l'île : les marines –simples escales à bateaux ou petits ports de pêche- donnent au littoral capcorsin son véritable caractère. Nombre d'artistes en sont tombés amoureux, essayant d'en sublimer toute la beauté. Ces marines aménagées ou construites, pour la plupart dès le XVIe siècle, l’ont été par des hommes ayant avec la mer un lien à la fois privilégié et complexe.

Chaque commune (à l’exception d’Olcani) a un débouché sur le Mare Nostrum, une ouverture pour commercer avec le continent italien ou français. Les marines n'étaient autrefois pas habitées en permanence. Elles sont aujourd'hui très prisées des plus fidèles estivants. D'antiques maisons édifiées à fleur de roche abritent encore, dans les rez-de-chaussée voûtés, de vieilles nasses. Ces maisons de schiste surplombent les quais et les petites digues, tandis que veillent sur elles les tours de guet, souvent toutes proches. A Centuri le petit port rassemble les bateaux des quelques pêcheurs encore en activité. Ailleurs, ces marines constituent aussi un point de mise à l'eau et de mouillage pour les petits plaisanciers locaux (comme Tollare, à Ersa), voire un lieu de baignade très fréquenté en été (comme U Scalu, à Pino). Chaque rocher alentour y porte un nom bien connu des pêcheurs et des anciens : "u scarcatoghju" (le débarcadère), "a teghja" (la dalle)... A la fois entrées et sorties du Cap Corse, les marines illustrent parfaitement le rapport historique des Capcorsins à la grande bleue : si cette mer les a nourris, en a fait des négociants, voire des voyageurs, elle les a aussi mis en péril, exposés qu'ils étaient à toutes les tempêtes et à toutes les invasions. C’est sans doute pour cela qu'une grande partie d'entre elles a été placée sous la protection de Saint Erasme, patron des pêcheurs. Les chapelles dédiées à ce dernier ne sont donc jamais très loin des embarcations.