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La flore        

Le Cap Corse partage son royaume végétal entre maquis, forêts et zones humides, devenus des hauts-lieux de l’observation scientifique et de l’écologie. Pas moins de 21 plantes remarquables y sont recensées. De quoi susciter l’intérêt du Conservatoire du Littoral, qui y a acquis, entre 1984 et 2010, 670 hectares à la Pointe du Cap Corse (communes de Rogliano, Ersa ,Centuri et bientôt Morsiglia). La gestion de ces zones protégées (Natura 2000, Conservatoire, Réserve naturelle, sentier des douaniers) est assurée par l’association Finocchiarola-Pointe du Cap Corse qui associe étroitement les communes-membres, l’association des amis du parc naturel de Corse, le Conseil général, l’Office de l’Environnement et la Dreal.

Aux côtés du ciste, du myrte et de l’arbousier, poussent sur les terres capcorsines, la violette de Corse et l’endémique morisie à fruits enfouis. Si toutes deux fleurissent en hauteur et à sec de mars à juin, la verveine nodiflore, elle, préfère la lagune de Barcaghju, seule localité de France à en être pourvue. Ce sont ces spécificités floristiques qui, au même titre que d’autres données environnementales (voir chapitre sur la faune), expliquent la mise en place de différents dispositifs de protection et d’inventaire du patrimoine naturel sur l’ensemble du territoire capcorsin. Sous l’impulsion des communes concernées, les chênaies vertes et les crêtes asylvatiques du Cap Corse sont ainsi devenues des ZNIEFF (Zones d’intérêt écologique faunistique et floristique) et le vallon de Sisco, avec sa fougère géante unique en Europe, une zone spéciale de conservation. Le réseau européen Natura 2000 intègre également, en même temps que les crêtes capcorsines, toute la Pointe du Cap Corse et les îles : Finocchiarola, Giraglia et Capense.